Les pieds dans la boue

Détresse. Le conflit sud-soudanais a déjà fait plus d’un million de déplacés, dont près de 300.000 à l’étranger et 80.000 en Ethiopie. Dans la région de Gambella, plusieurs camps d’accueil ont été créés d’urgence, depuis janvier dernier. Le camp de Kule, ouvert en mars, accueille 1.500 réfugiés par jour. Avec 26.000 résidents en un mois, il est déjà en surcapacité…

 

Bureau d'enregistrement du HCR - Pagak - frontière Ethiopie / Soudan du Sud ©A.G.

Bureau d’enregistrement du HCR – Pagak – frontière Ethiopie / Soudan du Sud ©A.G.

 

Après avoir traversé la frontière entre l’Ethiopie et le Soudan du Sud, les réfugiés sont enregistrés par le UNHCR. Ils passent par différents bureaux où ils doivent décliner leur identité, raconter leur histoire, d’où ils viennent. Après des heures de queue, ils pourront à nouveau se lancer dans une interminable attente. Pour de la nourriture cette fois.

 

Dans la queue pour le ravitaillement, à l'arrivée dans le camp - Kule ©A.G.

Dans la queue pour le ravitaillement, à l’arrivée dans le camp – Kule ©A.G.

 

Hangar d'accueil pour les nouveaux arrivants - Kule ©A.G.

Hangar d’accueil pour les nouveaux arrivants – Kule ©A.G.

 

Entassés à plus de 200 par hangar, les 1.500 nouveaux arrivants quotidiens vivent les pieds dans la boue, attendant que les autorités du camp leur fournissent une tente. La saison des pluies approchant, le pire est à venir.

 

Ravitaillement - Kule ©J.B.

Ravitaillement – Kule ©J.B.

 

Ravitaillement - Kule ©A.G.

Ravitaillement – Kule ©A.G.

 

Le Programme alimentaire mondial USAid et d’autres organisations fournissent des légumineuses, de l’huile et du sel. Mais elles n’ont pas encore de matériel de cuisine à distribuer aux réfugiés, forcés de faire avec les moyens du bord.

 

Dans l'attente d'un repas - Kule ©J.B.

Dans l’attente d’un repas – Kule ©J.B.

 

Les mouches - Kule ©A.G.

Les mouches – Kule ©A.G.

 

Les enfants sont les plus exposés à la malnutrition. A cela s’ajoute les eaux stagnantes, qui iront en grandissant à mesure que la saison des pluies approche. Malaria, choléra, diarrhées sont redoutés par les humanitaires.

 

Insaisissable container - Kule ©A.G.

Insaisissable container – Kule ©A.G.

 

10 containers de 5.000 litres d’eau par jour sont à la disposition des 26.000 réfugiés. Soit moins de deux litres par personne…

 

Sous les eaux stagnantes, malaria et choléra sommeillent - Kule ©A.G.

Sous les eaux stagnantes, malaria et choléra sommeillent – Kule ©A.G.

 

Toux grasse chez le Dr. Tadesse - Kule ©A.G.

Toux grasse chez le Dr. Tadesse – Kule ©A.G.

 

Froid et ennui - Kule ©A.G.

Froid et ennui – Kule ©A.G.

 

Lorsque la chaleur écrasante de la région de Gambella est remplacée par les nuages et la pluie, l’humidité s’insinue partout.

 

Attendre et fumer - Kule ©A.G.

Attendre et fumer – Kule ©A.G.

 

Futures chaumières - Kule ©J.B.

Futures chaumières – Kule ©J.B.

 

En raison de l’afflux de réfugiés, le camp s’élargit, les résidents coupent le bois aux alentours et commencent à construire en dur.

 

Fuite - Kule ©J.B.

Fuite – Kule ©J.B.

 

 

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