« Il ne faut pas croire que ce pays-ci soit entièrement sauvage… »

Lettre d’Arthur Rimbaud aux siens. (extrait)

Harar, le 15 février 1881.

« Il ne faut pas croire que ce pays-ci soit entièrement sauvage. Nous avons l’armée, artillerie et cavalerie, égyptienne, et leur administration. Le tout est identique à ce qui existe en Europe ; seulement, c’est un tas de chiens et de bandits. Les indigènes sont des Gallas, tous agriculteurs et pasteurs : gens tranquilles, quand on ne les attaque pas. Le pays est excellent, quoique relativement froid et humide ; mais l’agriculture n’y est pas avancée. Le commerce ne comporte principalement que les peaux des bestiaux, qu’on trait pendant leur vie et qu’on écorche ensuite ; puis du café, de l’ivoire, de l’or ; des parfums, encens, musc, etc. Le mal est que l’on est à 60 lieues de la mer et que les transports coûtent trop. »

 

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